Plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits des femmes en situation d'handicap

Après plusieurs décennies de conflits civils violents, le Burundi se trouve désormais en phase de post-conflit, passant d’une situation d’urgence humanitaire à des problematiques de developpement durable. Le droit des femmes en situation de handicap est l’une des nécessités à prendre en compte. Ces citoyennes sont en effet toujours stigmatisées, discriminées et privées de leurs droits fondamentaux en tant qu’êtres humains et en proie a des dérives économiques et sociales; freinant leur développement personnel et celui de leur entourage.

Le 26 Avril 2007, le Burundi s’est engagé envers les droits des personnes handicapées en signant la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CIDPH). Depuis lors, 6 années ont passées sans que cet engagement n’ait été présenté devant les membres du parlement pour approbation, étape nécessaire à la ratification de la Convention et la mise en œuvre de mesures en faveur des personnes handicapées. Concrètement, la ratification de la CIDPH permettra de rétablir certains droits humains pour ces personnes, tels que l’accès à l’éducation, l’accès au soin, la liberté de déplacement et de participation à la vie sociale et politique.

Le gouvernement Australien, via son agence pour le Développement AusAID, finance l’intégralité des actions de plaidoyer menées en faveur de la ratification de la CIDPH dans le cadre de ce projet, ainsi qu’en faveur de la reconnaissance des droits des personnes vivant avec un handicap. Ces actions se sont préparées depuis juillet 2013 et se tiennent de Novembre 2013 à Avril 2014 en Province de Bujumbura et de Muramvya. Dans une optique de renforcement et preuve des capacités, les activités sont préparées et menées par 60 personnes, en majorité des femmes vulnérables présentant un handicap. Quelques-unes provenant des communautés marginalisées, soutenues également par des hommes concernés par ces questions relatives aux droits des personnes handicapées.

Dans sa perspective d’encourager le développement durable et paisible du Burundi, le CEDAC (Centre d’Encadrement et de Développement des Anciens Combattants, une ONG locale et apolitique - http://www.cedac.org.bi) soutient les populations vulnérables et victimes de discriminations par la société burundaise et leur communauté de par leur passé ou leur situation présente. Soutenu par AOAV (Action On Armed Violence, http://aoav.org.uk), les deux ONG travaillent en partenariat auprès de 8 groupes de femmes dans le respect de leurs compétences, idées et besoins. AOAV est spécialisé dans la lutte contre la violence armée et la réintégration psycho-sociale des victimes de violence armée, une partie des bénéficiaires directs du projet présentent un handicap directement due à la violence armée.À l’occasion des 16 jours d’activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) qui se tiennent du 25 Novembre 2013 au 10 Décembre 2013 et de la Journée Internationale dédiée aux personnes vivant avec handicap le 3 Décembre, il nous est important de rappeler aux représentants de la République, ainsi qu’à la population burundaise, que les femmes et filles handicapées sont à titre égal voire empiré, victimes de ces violences. Il n’existe pas à ce jour de données statistiques précises disponibles, cependant les récits de ces femmes violentées de manières justifiées par des croyances locales suffisent d’eux-mêmes.

La convention reconnaît que les femmes et filles handicapées sont exposées à de multiples discriminations et que les États doivent prendre les mesures appropriées pour lutter contre, dans le respect de leur droit à ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et à la maltraitance.

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